Solution informatique française pour l’AMO

Un travail équivalant à neuf «années-hommes». Cela renseigne sur l’ampleur de la tâche de la société française Soltim-Proval qui accompagnera la mise en place du projet d’Assurance maladie obligatoire (AMO) géré par la CNSS et destiné à offrir une couverture médicale à l’ensemble des employés du secteur privé. La société française, qui fait partie des leaders européens du marché des logiciels et services informatiques dédiés à l’assurance de personnes, avec un CA de plus de 50 millions d’euros (550 MDH), a été retenue par la CNSS pour le paramétrage informatique du régime de l’AMO. Celui-ci s’appuiera sur le logiciel Esquif, qui a fait ses preuves auprès de plusieurs organismes français de prévoyance.
Même si le régime de l’AMO est largement inspiré du modèle français, la tâche n’est pas de tout repos car, selon les récentes déclarations à la presse française des dirigeants de Soltim-Proval, Esquif doit structurer le projet sur des points qui restent à définir. Ainsi, les professionnels de santé ne sont ni répertoriés ni informatisés ! Ce qui rend l’étape ultérieure – mise en circulation au profit des assurés des cartes électroniques couplées à un échange de données informatisées entre les différents acteurs – difficile à atteindre dans les délais. Soltim aura besoin d’une année pour faire le travail et entend le réussir. Car pour elle le projet AMO est le premier contrat qu’elle décroche à l’étranger ! .