Snep veut se protéger contre les importations

Le groupe Chaâbi ne lâche pas prise. Durant les années 2007 et 2008, les responsables du groupe avaient réussi, tant bien que mal, à convaincre l’administration de garder des droits de douane à un niveau suffisant pour protéger sa filiale, la Snep, seul fabricant de résine de PVC au Maroc. Finalement, en avril 2008, et malgré la demande incessante des industriels de la plasturgie qui demandaient une baisse de ces droits de douane à 10% au lieu de 25%, l’Etat avait décidé de les ramener à 17,5% seulement. Mais c’était sans compter avec la réforme tarifaire. Car, depuis mars dernier, les droits de douane sur le PVC se sont retrouvés à 10%. Et c’est ce qui a poussé le groupe Chaâbi à déposer, il y a quelques jours, une requête officielle auprès du ministère du commerce extérieur demandant d’instaurer des mesures de sauvegarde. Dans cette correspondance, la Snep s’estime lésée par les importations massives effectuées dernièrement. Cela s’explique, selon l’argumentaire de l’entreprise, par le fait que les prix du PVC à l’échelle internationale ont connu une baisse importante due essentiellement à la chute des cours des produits pétroliers.
Contactés par La Vie éco, ni les responsables du commerce extérieur ni ceux de la douane n’ont souhaité s’exprimer sur la question. Le soin sera donc laissé à la commission consultative des importations de statuer sur la demande. Un nouveau match en vue entre Chaâbi et les industriels de la plasturgie.