Services collectifs : une révolution en gestation

L’ONE, l’ONEP et les collectivités locales vont-elles lancer des structures communes ? Le ministère de l’Intérieur semble privilégier cette option comme celle du multiservice qui consiste à déléguer la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement dans la zone à un opérateur multiservice qui pourra être issu du rapprochement des opérateurs actuels. «Une étude devra être lancée incessamment pour arrêter le montage institutionnel à adopter», confie à La Vie éco une source proche du dossier. Parmi les scénarios envisagés, on évoque «la création d’une société anonyme dont le capital pourrait être réparti entre CDG, ONE, ONEP et Région concernée». Il s’agit surtout de montrer la fiabilité financière de l’opération pour intéresser des opérateurs privés à y investir. Cependant, à l’ONE, on estime que, «selon le rapport de Mc Kinsey, le multiservice eau-assainissement-électricité est, en dehors du Maroc, quasi inexistant». L’ONE demande que la deuxième étude qui sera lancée examine l’opportunité et l’intérêt de cette option.
Deux zones pilotes abriteront, avec l’appui d’un financement de la Banque mondiale, les expériences-test. La première zone regroupe l’Oriental, Al Hoceima, Taza et Taounate. La deuxième zone regroupe les régions de Chaouia-Ouardigha et Tadla-Azilal. Si cette expérience est concluante, elle pourrait constituer une révolution en matière de distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide. Seul hic, le lancement de l’opération- test bute encore sur l’accord de la commission interministérielle chargée du suivi du dossier. «80% des membres ont approuvé la démarche. Il faut maintenant convaincre les parties réfractaires», confie-t-on auprès d’un membre de la commission