Scission au sein de la FIM ?

la fédération des industries de la mer sans président

Moulay Hafid Elalamy assure l’intérim de la présidence de la FIM en attendant des jours meilleurs.

Que se passe-t-il au sein de la Fédération des industries de la mer (FIM) ? Les élections programmées à  la mi-octobre ne se sont pas finalement tenues, le président de la CGEM, Moulay Hafid Elalamy, ayant préféré reporter leur organisation à  une date ultérieure. Et en attendant, il assurera lui-même l’intérim de la présidence.

A la CGEM, on précise que le report a pour objectif d’éclaircir la situation et de saisir les enjeux que représente cette fédération marquée par de grandes divergences entre les différents segments qui la composent. A cela s’ajoutent d’importants désaccords au sein de la filière hauturière. En effet, les différends opposant par exemple les managements de Marona et de l’OMP, deux grands groupes du secteur, sont de notoriété publique. Le segment poulpier semble aussi l’unique partie intéressée par ces élections puisque les trois candidats, Rachid Benkirane, Omar Akouri et Hassan Talbi sont tous dans cette activité. A ces éléments s’ajoute l’appellation de la fédération qui ne cadre pas avec l’activité de ces membres, dans leur majorité armateurs et non industriels de la pêche, ces derniers étant représentés par la Fenip (Fédération nationale des industries de la pêche)

Mohamed Chaibi, vice-président général de la CGEM, est très clair à  ce sujet : «Nous sommes arrivés pour apporter des réformes et moderniser aussi bien les mentalités que les pratiques». Le cas de la FIM a été à  l’ordre du jour des deux réunions de la commission ad hoc présidée par M. Chaibi et chargée du «nettoyage» des statuts des différentes fédérations et unions régionales.

Le rapport de la commission a déjà  été présenté à  M. Elalamy. Parmi les solutions envisagées, l’on évoque l’éventualité d’une scission, avec la création d’une entité dédiée à  la pêcherie artisanale.