Retard des pluies : faut-il s’inquiéter ?

Le retard des pluies anime les conversations. Au 7 novembre, le déficit pluviométrique enregistré par rapport à une année moyenne (moyenne des 30 dernières années), s’il est variable selon les régions, n’en est pas moins élevé avec même 100% dans le sud et plus de 40% dans le Souss-Massa-Drâa qui fournit la moitié des fruits et légumes du Maroc. Même le Gharb et le Saïss, traditionnellement peu affectés, connaissent une baisse. Seul l’Oriental, qui a profité des précipitations tombées aussi en Algérie, affiche un excédent à ce jour. Résultante de ce retard mais également de la sécheresse qui a caractérisé la saison précédente, le taux de remplissage des barrage est descendu à 44% au lieu de 54% il y a un an.

Faut-il pour autant s’inquiéter ? Selon les spécialistes consultés par La Vie éco, la situation hydrique est certes tendue mais pas inquiétante. Tout, en fait, se rapporte à la culture céréalière qui, elle, dépend en majeure partie des précipitations. Le mois de novembre constitue en effet la période des semis qui pourraient même s’étaler jusqu’à la première semaine de décembre. Le retard des pluies retardant ou affaiblissant la levée des plants et affectant le rendement, ce n’est qu’à partir de début décembre que l’on pourra réellement dire qu’il y a problème. En résumé, même si les pluies sont en retard, il n’y a pas lieu de s’inquiéter… pour le moment.