Responsabilité sociale de l’entreprise : la règle

Permettez-moi de vous faire part de ma lecture critique de votre article intitulé «Tracas pour les textiliens, les donneurs d’ordre haussent le ton» paru dans la rubrique En direct du numéro 4253.
Il faut dire que le «tracas» soulevé dans l’article deviendra désormais une exigence pure et simple, dans tout acte de sous-traitance entre les textiliens et les donneurs d’ordre. Une telle situation sera de plus en plus effective et généralisée à tous les secteurs économiques avec l’essor continu de la mondialisation.
Les deux exemples cités dans l’article (cas de l’OUSU et de l’entreprise marocaine dont le donneur d’ordre est la firme Nike) doivent inciter les entrepreneurs marocains à être plus conscients de l’ampleur des défis à relever qui marquent l’environnement économique international.
La compétitivité économique de l’entreprise marocaine ne peut être renforcée sans une amélioration des conditions de travail, le respect de la législation du travail et une promotion soutenue des meilleures pratiques de développement des ressources humaines. C’est dire que la responsabilité sociale doit être intégrée dans la stratégie de l’entreprise marocaine. Il est à signaler à ce propos les efforts déployés par l’Association des gestionnaires et formateurs de personnel (AGEF) dans le cadre des premières assises sur la responsabilité sociale de l’entreprise au Maroc.
Pour faire face aux enjeux de la mondialisation, l’entreprise marocaine est invitée , plus qu’auparavant, à améliorer son système de management ; la certification aux normes ISO constitue l’outil le plus judicieux pour y parvenir.