Redal veut reconfigurer son tour de table

La Redal est à  la recherche d’un nouveau partenaire. Selon les dispositions du cahier des charges qui fixent les termes de sa concession, 39% du capital devront être cédés à  des institutionnels nationaux avant l’expiration de la huitième année du contrat.

La Redal est à la recherche d’un nouveau partenaire. Selon les dispositions du cahier des charges qui fixent les termes de sa concession, 39% du capital devront être cédés à des institutionnels nationaux avant l’expiration de la huitième année du contrat. Or, aujourd’hui, le concessionnaire en est à sa septième année et le transfert d’une partie du capital devra donc se faire incessamment, «au plus tard début 2006», indique-t-on de source proche du dossier. «Nous veillerons à ce que cette obligation contractuelle soit respectée», tient à préciser de son côté Omar Bahraoui, président du conseil de la ville de Rabat.
Le concessionnaire, lui, est conscient de la nécessité du respect de cette clause. En signe de bonne volonté, il rappelle l’opération de reconfiguration du capital d’Amendis (Tanger-Tétouan), en mars 2004, qui s’est soldée par la cession de 49% de son capital, dont 33% à la société maroco-émiratie SOMED et 16 % à l’ONA, soit plus que les 39% exigés par le contrat. Fatima Zohra Aouzal, directeur de la communication de Veolia Environnement (détenteur du capital de la Redal depuis 2002), indique de son côté que des contacts sont aujourd’hui entamés avec la même SOMED. Des sources proches du dossier précisent que l’ONA et la CDG ont également été approchés. Rappelons que la CDG a montré son intérêt pour cette activité et est d’ailleurs déjà présente dans le capital de la Lydec, après le rachat des parts d’Endesa International (18%) et d’Aguas de Barcelona (5%).
Par ailleurs, et conformément aux termes du contrat, Veolia Environnement s’était engagée sur un changement de l’appellation. La dénomination Redal devrait donc céder la place à un autre nom commercial. «Au terme de deux années de travail qui ont abouti à une nette amélioration du service client, du management et de l’image de marque de la Redal, nous nous posons vraiment des questions quant à l’opportunité du changement de la dénomination», s’interroge Fatima Zohra Aouzal .