Recasement des bidonvilles : la solidarité des promoteurs privés

On a pu lire dans votre numéro du 16 janvier que les promoteurs privés ont boudé les appels d’offres lancés par l’Etat pour le recasement des bidonvilles. Cet échec, prévisible, appelle au moins deux constats.

On a pu lire dans votre numéro du 16 janvier que les promoteurs privés ont boudé les appels d’offres lancés par l’Etat pour le recasement des bidonvilles. Cet échec, prévisible, appelle au moins deux constats. Le premier est que l’Etat, au fil de ses déboires qui ont duré plusieurs années dans le secteur de l’habitat social, a perdu toute crédibilité. Les promoteurs privés ont peut-être raison de se méfier de telles opérations, surtout si l’on sait que l’aspect foncier, souvent, n’est pas au point. Mais le deuxième constat qu’on peut faire, c’est qu’au moment où le pays a besoin de toutes les bonnes volontés et de toutes les compétences pour éradiquer les bidonvilles, dont tout le monde dénonce l’existence, les promoteurs privés ne semblent pas être prêts à participer à l’effort national, préférant les affaires juteuses. Il est vrai que ce n’est pas en faisant du logement social qu’il pourront pratiquer leur sport favori, à savoir vendre une partie au noir. Merci pour la solidarité!