Raphaël Mergui tire à  boulets rouges sur le Maroc, son pays

Dans le numéro 386 du 11 septembre dernier, l’hebdomadaire français Marianne a publié un dossier de circonstance intitulé Les barbares peuvent-ils l’emporter ?

Dans le numéro 386 du 11 septembre dernier, l’hebdomadaire français Marianne a publié un dossier de circonstance intitulé Les barbares peuvent-ils l’emporter ?
Surprise, sur les six articles qui composent ce dossier consacré à une problématique désormais planétaire, trois consacrés au «bras armé marocain» du terrorisme international, sont signés par Raphaël Mergui, un journaliste bien de chez nous, qui avait ses entrées un peu partout et en particulier au sein de l’Administration et dans le monde des affaires.
Que nous livre M. Mergui ? Une enquête truffée d’erreurs et d’approximations, qui est au journalisme ce que l’islamisme est à l’islam. Avec cette perle invérifiable : Ben Laden «méprisait ses Marocains», ce qui ne l’a pas empêché de créer le Groupe islamique combattant marocain (GICM), «filiale maroco-européenne d’Al Qaïda».
Les titres des trois articles parlent d’eux-mêmes : 1. Réseaux terroristes : le bras armé marocain. 2. Europe : les islamistes passent par la route du haschisch. 3. Les attentats de Madrid : l’histoire de Fakhet et de ses frères. En un mot comme en mille, les Marocains sont une pièce essentielle des menaces qui pèsent sur le monde trois ans après le 11 septembre et l’on est étonné que, dans la foulée, le journaliste aux raccourcis aussi faciles qu’incongrus n’ait pas trouvé un moyen de voir derrière les prises d’otages en Irak, la main de terroristes marocains.
Du dossier, on retient donc cette conclusion : les Marocains d’Europe, «parfaitement intégrés, mariés, bons pères de famille…» peuvent cacher parmi eux de dangereux terroristes potentiels.
Et des journalistes qui ne connaissent pas leur métier ?