Rabat opte définitivement pour le tramway

La ville de Rabat a opté une fois pour toutes pour le tramway comme solution à  l’épineux problème de transport urbain qui exaspère les habitants de la capitale.

La ville de Rabat a opté une fois pour toutes pour le tramway comme solution à l’épineux problème de transport urbain qui exaspère les habitants de la capitale. En effet, La Vie éco a appris que les premières études de pré-faisabilité commandées par la commune de la ville à un cabinet local ont apparemment convaincu les responsables de la pertinence de la solution tramway.
Il y a quelques jours, la société SABR, filiale de la CDG, en charge de l’aménagement de la vallée du Bou Regreg, s’est substituée à la commune de la capitale, en tant que maître d’ouvrage délégué, pour commander une étude technique plus approfondie à la société lyonnaise Semaly, spécialisée dans l’ingénierie des transports publics. Cette dernière, filiale d’un des leaders français du secteur, le Groupe Egis, qui a vocation d’accompagner la mise en place des projets de transport public depuis la conception jusqu’à l’exploitation, a déjà à son actif plusieurs réalisations d’envergure. Entre autres, les extensions des tramways de Strasbourg et de Grenoble et la réalisation du métro léger de Porto.
La préférence accordée par les autorités publiques au tramway, qui reliera par ailleurs les deux rives du Bou Regreg, est guidée essentiellement par des considérations d’ordre environnemental vu la propreté de ce moyen de transport. Sa mise en place permettrait de limiter l’impact désastreux des transports urbains sur la capitale puisque, selon des études récentes, le parc automobile marocain contribue à hauteur de 50 à 60 % à la pollution totale de l’air, en milieu urbain.
La grande inconnue de cet ambitieux projet est le financement. En effet, on ne sait pas encore d’où viendront les fonds, colossaux, on s’en doute, qui devront être injectés. Selon des sources bien informées, le maire de la ville, Omar Bahraoui, pense à la concession au secteur privé.