Quid de la corruption dans le secteur privé ?

Mais vous avez omis de parler de ce qui se passe également dans le secteur privé où les responsables malhonnêtes ne manquent pas non plus.

Dans votre numéro du 8 août 2003, vous avez soulevé le gros dossier de la corruption dans les marchés publics. Mais vous avez omis de parler de ce qui se passe également dans le secteur privé où les responsables malhonnêtes ne manquent pas non plus. Il y a des entreprises privées (cas des concessions par exemple) qui ont une mission de service public. Par conséquent, corruption, malversations et autres se répercutent directement sur la qualité de la prestation rendue au citoyen. Si le gouvernement s’occupe de lutter contre la corruption dans l’administration, qui s’en occupera pour le privé si ce n’est les entreprises elles-mêmes ? Mais notre secteur privé ne s’est apparemment pas encore totalement mis à la transparence. La CGEM avait, à une époque, parlé d’une charte de l’entreprise citoyenne et de la transparence qui, hélas, est restée lettre morte. Il faudrait désormais que l’entreprise performante ne soit pas uniquement celle qui réalise de bons indicateurs financiers mais celle également qui adopte des valeurs, qui les respecte et qui les diffuse autour d’elle. Cela fait partie de ce qu’on appelle aujourd’hui la «Responsabilité sociale de l’entreprise». Un concept nouveau que certainement beaucoup de patrons marocains ignorent encore.