Que va-t-on faire du CIH ?

Jettou ne veut pas attendre 2007

Que faire du CIH ? Voilà la question à laquelle tente toujours de répondre le gouvernement, particulièrement Driss Jettou. Ce dernier, pour se prononcer sur le sort de cette grande institution, a demandé au ministère des Finances de réaliser une étude de faisabilité avec les différents scénarios possibles et, bien entendu, les coûtscorrespondants, pour le budget de l’Etat s’entend.
Une source au ministère des Finances explique que la question du CIH revient à la surface parce que «tout simplement nous sommes aujourd’hui à la mi-parcours du plan de redressement entamé en 2000 et qu’il faut évaluer les réalisations et, surtout, les difficultés qui restent à surmonter». Et vraisemblablement, malgré les avancées qui ont été réalisées en termes de réorganisation et de management, «le CIH reste malheureusement très peu compétitif, par rapport au secteur bancaire, sur les taux d’intérêt des crédits au logement proposés à la clientèle», constatent les experts du ministère qui expliquent cette lacune par la cherté des ressources que lève la banque. Le plan de redressement devant théoriquement prendre fin en 2007, les autorités de tutelle se posent aujourd’hui la question suivante : doit-on attendre la fin du programme pour espérer que ces lacunes seront comblées ou, au contraire, doit-on trancher tout de suite et arrêter l’hémorragie ? La deuxième solution, éventuellement, suppose de céder le CIH, ou plutôt l’adosser à une autre grande institution. Et c’est là que la BCP fait son entrée même si, du côté du ministère des Finances, on rappelle que «c’est une piste qui n’est pas nouvelle puisqu’elle avait été envisagée en 1999, déjà». Interrogé à ce sujet par La Vie éco, Noureddine Omary, président de la Banque populaire, a été catégorique : «Aucun projet de reprise ou de rapprochement en ce sens n’est à l’ordre du jour». Fermez le ban… pour le moment .