Quatre candidats pour un fauteuil

le nouveau leader de l’usfp sera connu ce vendredi.

Même abandonné, le scrutin de liste, devant servir de support à la désignation du successeur de Mohamed Elyazghi, lors de la deuxième partie du VIIIe congrès de l’USFP (7-9 novembre), aura eu son effet chez les candidats au premier secrétariat. Deux d’entre eux au moins se sont fendus d’un document portant sur leur vision du parti.

Ainsi, au lendemain du dernier conseil national du parti de la rose, l’entourage de Fathallah Oualalou communiquait par mail une plateforme de 10 pages. Adressé en premier lieu aux congressistes, aux militants et aux sympathisants de l’ex-argentier du Royaume, le document exprime sa vision concernant la gestion du parti, ses alliances, ou encore la gestion de la chose publique.

Un texte que son entourage présente comme un véritable tableau de bord, et même une référence pour lui demander des comptes ultérieurement, en fin de mandat, s’il venait à prendre les commandes du parti. De son côté, Nasr Hajji, ex-secrétaire d’Etat sous le gouvernement El Youssoufi, présentait deux textes.

Dans le premier, il fonde sa candidature sur trois axes : changement, clarification de l’identité sociale-démocrate du parti, et refondation organisationnelle dans le respect de l’unité de la formation. Le second n’est ni plus ni moins que… la plateforme de la pétition « Initative ouverte pour la refondation de l’USFP et de la gauche », dont il se réclame.

Les deux autres candidats, Habib El Malki, ex-ministre de l’éducation nationale, et Abdelouahed Radi, actuel titulaire du fauteuil de la justice, eux, n’ont pas présenté de programme, comptant sans doute sur leur poids et leur notoriété au sein du parti. Avantage pour le dernier, il se murmure qu’il a le soutien d’Elyazghi.

Dans tous les cas, plateformes ou pas, mardi dernier, le 4 novembre, l’exécutif du parti a décidé d’interdire aux candidats de distribuer des documents aux congressistes…