Programme «10 000 ingénieurs» : les universités traînent les pieds

Les contours du programme «10 000 ingénieurs» commencent à  se dessiner. L’initiative dont la mise en place a été confiée à  l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a pour objectif

Les contours du programme «10 000 ingénieurs» commencent à se dessiner. L’initiative dont la mise en place a été confiée à l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a pour objectif, comme son nom l’indique, de former 10 000 ingénieurs par an, sachant qu’aujourd’hui le Maroc en forme, bon an mal an, quelque 4 300. A titre de comparaison, le Maroc compte 1,43 ingénieur pour 10 000 habitants contre 6 dans les pays de l’Est et 2,5 en Tunisie.

Mais pour y arriver, il va falloir que toutes les composantes de la formation s’impliquent. Or, alors que le projet démarre, certains membres du comité de pilotage font remarquer que l’implication, pour le moment, est surtout manifestée par les établissements d’enseignement privé, alors que, du côté des universités, la réceptivité fait encore défaut. Et c’est la raison pour laquelle le comité a demandé aux universités et écoles supérieures relevant du ministère de l’enseignement un plus grand engagement dans l’initiative

. En contrepartie, les pouvoirs publics ont fait part de leur disposition à aider les universités à se mettre à niveau à travers, notamment, l’amélioration des conditions de travail des enseignants, des conditions d’étude dans les classes, etc.

Et encore, tout cela ne suffira pas. Parallèlement à l’engagement des acteurs publics, il faudra, recommande le comité, créer plus d’écoles d’ingénieurs et mettre en place des passerelles entre les facultés et les écoles existantes. Des mesures incontournables pour permettre aux établissements publics de l’enseignement de remplir leur part du contrat, à savoir former chaque année quelque 7 200 ingénieurs.