Police : et les salaires ?

Dans le dossier publié dans votre précédent numéro, au sujet de la police, vous avez évoqué le problème de la corruption sans pour autant parler de l’une des principales causes du fléau : le salaire.

Dans le dossier publié dans votre précédent numéro, au sujet de la police, vous avez évoqué le problème de la corruption sans pour autant parler de l’une des principales causes du fléau : le salaire. Qu’on se le dise, aujourd’hui, les agents de la DGSN sont parmi les fonctionnaires les plus mal payés du Maroc. Or, comment demander à un gardien de la paix d’être bien dans sa peau, de remplir sa mission avec honnêteté sachant que parfois il n’a même pas 3 DH en poche pour payer un ticket de bus. Certes, il y a d’autres composantes, non matérielles, mais il ne faut pas se leurrer : avant de lui parler d’esprit de corps, de fierté, de sentiment d’appartenance, l’agent a besoin d’abord de subvenir à ses besoins les plus élémentaires : manger, se loger, payer l’école à ses enfants. Et tant que ces besoins ne seront pas entièrement satisfaits, le reste ne sera que pure théorie. Revenez aux enseignements de la pyramide de Maslow.