Plus de sous pour les inspecteurs du travail

Après une attente qui a duré plusieurs années, les inspecteurs du travail viennent d’obtenir gain de cause pour leurs revendications. La plus importante d’entre elles portait sur l’amélioration de leurs indemnités de déplacement, dites «frais de tournée en ville». Fixées jusque-là, de manière forfaitaire, à 500 dirhams par mois et pour tout le corps, elles ont été augmentées de 300 à 500 % selon le grade des inspecteurs. Ainsi, les inspecteurs adjoints classés aux échelles 8 et 9 verront leurs indemnités mensuelles revalorisées respectivement à 1 500 DH et 1 750 DH, ceux classés aux échelles 10 et 11 à respectivement 2 000 DH et 2 250 DH tandis que pour les hors-échelle elle sera portée à 2 500 DH.

Selon Hassan Laâjaj, président de l’Association des inspecteurs de travail, un décret sera promulgué à cet effet avant le 1er mai prochain. Mais les revendications de la profession ne s’arrêtent pas là. Hassan Laâjaj explique que le volet juridique de la revendication n’est pas encore clos. «Nous avons, par exemple, demandé la suppression des échelles 8 et 9, puisque, de toute façon, on ne recrute plus à ces échelles-là. Mais, apparemment, le ministère de la modernisation des secteurs publics s’y est opposé», précise-t-il. Quoi qu’il en soit, ces deux catégories finiront par disparaître d’elles-mêmes puisque, sur les 397 inspecteurs du travail en exercice, seulement huit sont encore à l’échelle 8 et 55 à l’échelle 9.