Plan d’urgence : retard à  l’allumage

Les banques ont tardé dans le traitement des dossiers.

A peine lancé il y a quelques semaines, le plan d’urgence destiné au soutien des entreprises des secteurs du textile, du cuir et des équipements automobile, a connu un retard à l’allumage. A l’origine du couac, des banques, censées accorder des lignes de fonctionnement -garanties à hauteur de 65%-, qui n’ont pas fait preuve de suffisamment de réactivité. C’est du moins ce que l’on affirme au ministère des finances où il est expliqué que hormis une seule grande banque de la place, toutes les autres ont traîné le pas. On s’étonne d’ailleurs d’une telle attitude alors même que le Groupement professionnel des banques au Maroc (GPBM) s’était solennellement engagé par la voix de son président lors de la signature de l’accord avec le gouvernement et la CGEM.
Alertés par les premières remontées d’informations sur ces retards, le ministère des finances et celui de l’industrie et du commerce n’ont pas manqué d’attirer l’attention des banquiers sur le problème à l’occasion de plusieurs réunions. Fait inattendu, à en croire le ministère des finances, la Caisse centrale de garantie (CCG), souvent tenue pour responsable des retards dans ce genre de mécanismes financiers, «a scrupuleusement respecté les délais sur lesquels elle s’était engagée», à savoir 48 heures au maximum pour répondre à une demande.
Auprès du GPBM on reconnaît qu’il y a eu effectivement des retards que l’on explique seulement par un manque de communication en interne et non pas de la mauvaise volonté. En fait, les modalités pratiques et la manière de monter les dossiers n’ont pas été suffisamment bien expliqués au personnel dans les agences bancaires. Cela dit, à l’heure où nous mettions sous presse, mercredi 8 avril, des banquiers assuraient que le flux était devenu plus fluide et que, «pour au moins 200 dossiers, les fonds sont sur le point d’être débloqués»