PJD : Parti des journalistes déboussolés

Les acteurs restent, les sigles changentÂ… et se ressemblent.

PGD, PJD, PDN, PEDD, avec plus de trente partis en lice, voter relève déjà du parcours du combattant. Faudra-t-il désormais aussi prendre garde aux imitations ?  
Mardi 15 avril, Ahmed Alami, ex-secrétaire général du Parti de l’environnement et du développement, recevait le récépissé de dépôt du Parti de l’environnement et du développement… durable. Sa formation n’est pas la seule à revenir sur scène après une courte aventure avec le PAM ; le PND, Parti national démocrate, de Abdellah Kadiri, a revu le jour sous le nom de Parti démocrate national ; Al Ahd de Najib El Ouazzani, a été remplacé par Al Ahd addimoucrati, à une syllabe et un gouffre idéologique d’Annahj addimoucrati de Abdellah El Harif.  
Qu’à cela ne tienne : les acteurs n’ont pas changé. Le hic, c’est lorsqu’une formation nouvelle surfe sur une appellation ambiguë. Ainsi, un nouveau parti, le PGD, se prépare à entrer en scène. Il ne faut pas y voir une coquille dans le sigle du Parti de la justice et du développement, car il s’agit du Parti des générations du développement. Enfin, né en 2006, le Parti socialiste, lui, a su se faire une place sur la scène politique depuis sa création, mais est-il le seul parti marocain à pouvoir se définir comme socialiste ?
Ne serait-ce qu’une question de temps avant que ne voient le jour des formations comme le Parti modernité et authenticité; le Regroupement national des indépendants; l’Union sociale des forces populaires; la Mouvance harakie ou encore l’Union constitutionnaliste ? Créer un parti pour défendre des valeurs est un droit acquis. Faut-il croire qu’à force de l’appliquer, nos politiques en sont venus à détourner l’électorat de la concurrence ? A ce compte-là, nous serions tentés de créer notre PJD, Parti des journalistes déboussolés.