Peut mieux faire, selon Oxford Business Groupe

Après six mois de travaux et plus de 150 entretiens avec des membres du gouvernement, des chefs d’entreprises publiques et privées tous secteurs confondus, Oxford Business Group vient de livrer les premières conclusions de son rapport «Emerging Morocco 2006».

Le ton est donné d’entrée de jeu. Les performances sont globalement positives, mais des marges d’amélioration existent. Le pays doit impérativement et de toute urgence mener de nouvelles réformes touchant en priorité l’éducation et la justice, «sans aucun doute les deux points faibles du Royaume à l’heure actuelle».

Sur le plan macroéconomique, des efforts sont à déployer. «De trop nombreux pans de l’économie continuent d’échapper à l’impôt, ce qui tend à augmenter la charge fiscale pesant sur les leaders de l’économie nationale et entrave l’entreprenariat». Par ailleurs, le rapport encourage la théorie des champions nationaux qui permettra au pays de se positionner en tant que leader régional.
Analysant le secteur des télécommunications, les rédacteurs notent qu’on peut craindre que la faible pénétration du fixe dominé par les taxiphones ne limite de façon significative l’impact économique de l’ouverture à la concurrence du fixe.
Concernant le volet politique, et tout en saluant le chantier de l’IER, les rédacteurs du rapport notent enfin qu’il reste aux autorités marocaines à concrétiser sans attendre les recommandations du rapport.

Les performances du Maroc sont jugées globalement positives mais éducation, justice, fiscalité, entre autres, doivent être améliorées.