Petits partis cherchent alliés : a moins de 6% des voix, ils seront exclus des communes

Il fallait s’y attendre. Le Code électoral suscite une levée de boucliers dans l’opposition. Réunie le 29 novembre dernier, la commission exécutive de l’Alliance de la gauche démocratique, qui rassemble le PSU, le CNI et le PADS, proteste contre le nouveau texte, en termes plutôt durs.

Dans un communiqué daté du 4 décembre, l’Alliance déclare refuser ce code, considéré comme une source d’exclusion, et qui ne favorise que les intérêts des «forces corruptrices» et «conservatrices». Bien plus, le projet de loi est considéré comme allant à l’encontre des règles de la démocratie et du pluralisme.

Adopté mercredi 26 novembre par 41 voix pour, 22 contre et 10 abstentions, le Code électoral se caractérise par une série de nouveautés. Parmi ces dernières, un élargissement du champ d’application du mode de scrutin uninominal aux communes de moins de 35 000 habitants, une réduction de l’âge légal d’éligibilité de 23 à 21 ans, ainsi qu’une série de dispositions destinées à favoriser l’élection de femmes dans les conseils communaux.

Et c’est précisément le relèvement du seuil de représentativité de 3% à 6% qui pose problème à ces partis, puisqu’il peut être synonyme d’exclusion, surtout dans les grandes villes.

Face à cette situation, l’Alliance de la gauche n’exclut pas de protester. Toutefois, sur un plan plus pratique, le PSU et ses alliés sont déjà à la recherche d’alliances. En effet, le seuil de 6% pouvant s’avérer menaçant également pour les «grosses» formations, le PSU se dit prêt à discuter avec des partenaires, lesquels ne devraient pas tarder à répondre à l’appel.

Le PPS a, lui aussi, entamé des discussions, en priorité avec les partis de la Koutla, et une rencontre entre Ismaïl Alaoui et Abdelouahed Radi, premier secrétaire de l’USFP, était annoncée pour la période de l’Aïd.