Petites confidences d’El Himma

Après la série des rencontres régionales du MTD, Ali El Himma se tourne à présent vers les intellectuels. Invité, lundi 13 octobre courant, par le très sélect Cercle d’analyse politique de la Fondation Abderrahim Bouabid, à s’exprimer sur le thème «Crise des élites et restructuration du champ politique par le haut», l’éminence grise du PAM en a profité pour revenir sur son parcours depuis 2007. Premier aveu intéressant : l’émergence autour de lui d’un bloc de centre-droit de 150 députés relève pratiquement du hasard.

Tout aurait commencé peu avant les législatives de 2007, lorsque, après des années de pratique gouvernementale, mais aussi d’observation, il aurait eu « l’intuition » que le Maroc était arrivé à un stade où plusieurs transitions pouvaient avoir lieu, mais pas la plus importante : celle du politique.

Ses motivations étaient également personnelles, affirme-t-il. «Je ne pense pas qu’un responsable qui a passé une certaine période à un poste comme celui-là puisse toujours être productif», a-t-il indiqué. Après des années de pratique gouvernementale, il souhaitait, dit-il, reprendre attache avec le terrain. Et pour couper court à tout ce qui se dit par rapport à sa proximité avec le Souverain, M. El Himma affirme qu’il n’est «le porte-parole de personne», demandant à la classe politique d’arrêter de chercher partout des «signaux».

A propos de l’enchaînement des événements qui l’ont conduit de l’Intérieur au PAM, en passant par le MTD, il a avoué qu’il n’avait aucun agenda au moment où il a quitté le ministère. Une fois dans l’Hémicycle, il lui a tout de même fallu se doter des outils de travail nécessaires, trouver des alliés, et, de fil en aiguille, choisir entre se contenter du MTD ou créer un parti politique.