Pas de quoi se réjouir

Nous venons d’accueillir une nouvelle année. Avant de nous en réjouir, posons-nous la question : avons-nous, économiquement parlant, de quoi nous réjouir et être fier ? La réponse se fera certainement entre les dents, les lèvres pincées et en majuscules : NON. Quand on regarde notre économie de près, que voit-on ? Des fleurons de l’économie nationale passer entre les mains des investisseurs étrangers juste parce que l’Etat a besoin de sous, des «erreurs d’écolier» comme celle de l’estimation du prix maximum du pétrole au niveau de la Loi de finances 2004. On verra aussi des banques qui négligent les PME qui représentent la grande majorité du tissu économique. Malgré tout, nos ministres ont été récompensés par le «Père Noël» avec des voitures dont le coût global est de l’ordre de 20 millions de DH, supporté, bien sûr, comme le veut la règle, par le budget de l’Etat. Avec tout cela, on ne peut pas dire que l’avenir est prometteur.