PAM, RNI et USFP unis par l’idéologie ?

L’Istiqlal serait isolé et la Koutla n’existerait plus.

L’USFP, le PAM et le RNI feront-ils bloc commun lors des prochaines élections législatives ? Suggérée à doses homéopathiques via les sorties médiatiques de cadres du PAM ou du RNI, cette option a été reconfirmée lorsque, fraîchement élu à la tête du RNI, le 23 janvier (voir article en page 40), Salaheddine Mezouar a annoncé son intention d’entrer en contact avec les dirigeants du PAM et de l’USFP.

Etonnant à première vue, ce rapprochement n’en est pas moins argumenté sur le plan idéologique. L’USFP est connu pour être un parti de centre-gauche, le RNI, lui, à la faveur du dernier changement de direction, a choisi de troquer le libéralisme pur et dur pour une version plus soft . «Le RNI est sorti de la social-démocratie pour épouser le libéralisme social», souligne Rachid Talbi Alami, membre du bureau politique du RNI. «Nous avons toujours estimé que nous n’avions aucun problème insoluble avec les familles de gauche, les familles socialistes et les familles modernistes», soutient pour sa part Salah El Ouadie, porte-parole du PAM. Le politologue Mohamed Darif synthétise : «Aujourd’hui, le PAM peut devenir le trait d’union entre l’USFP et le RNI car le RNI comprend un certain nombre de libéraux, l’USFP des socialistes, et le PAM est composé de gens de gauche comme de droite».

Reste que ce revirement de situation gênerait, à droite du spectre politique. Surpris par le rapprochement qu’on lui prête avec le PJD et qui relèverait de l’intox. Un des hauts cadres de l’Istiqlal, tient à rappeler qu’au lendemain des législatives de 2007, les membres de la Koutla s’étaient promis de rester soudés en matière d’alliances au prochain round. Promesses de politiciens ?