Où sont les techniciens auto ?

Le casse-tête de Larbi Belarbi !

L’année 2009 est à oublier très vite pour les secteurs qui ont bu la tasse à cause de la crise mondiale. Dans le secteur de l’automobile, un des plus touchés au Maroc, on pense déjà à 2010 qui apparemment sera de loin meilleure. C’est du moins ce que laisse entendre Larbi Belarbi, président de l’Association marocaine des industriels et carrossiers automobile (Amica).
Selon lui, la croissance du secteur en 2010 avoisinera les 15%. Une performance à relativiser tout de même, étant donné que 2009 a été une année de baisse. Pour autant, la reprise sera au rendez-vous et le patron de l’Amica en veut pour preuve le redressement enregistré depuis quelques mois et qui fera que l’exercice sera bouclé avec un recul d’à peine 10% alors qu’il frôlait les 60% en début d’année.
Cela dit, la partie n’est pas gagnée d’avance car, à l’horizon, pointe un autre problème : le déficit de main-d’œuvre qualifiée par M. Belarbi de véritable casse-tête. Il en donne pour preuve les 1 000 techniciens spécialisés titulaires de BTS, que le Maroc forme chaque année et qui sont largement en deçà des besoins actuels du marché et surtout des demandes futures notamment avec la naissance d’industries d’équipement automobile autour du projet de Renault à Tanger. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le constructeur français a décidé d’investir 82 MDH pour monter son propre centre de formation qui ouvrira ses portes à Tanger en septembre 2010.
Dans la foulée, l’Etat marocain a promis lui aussi de faire le nécessaire : trois autres centres de formation aux métiers de l’automobile ouvriront successivement en 2012, 2013 et 2014 à Tanger, Casablanca et Kénitra. Montant de l’investissement : 176 MDH.