Où sont les syndicats ?

Actuellement, dans tous les pays du monde, les caisses de retraites constituent une véritable problématique. L’exemple le plus probant, et le plus proche de nous également, est celui de la France où, depuis sa nomination, le Premier ministre a engagé un véritable débat autour de son projet de réforme. Un dialogue auquel toutes les parties intéressées ont apporté leur contribution. Chez nous au Maroc, la retraite pose problème également depuis très longtemps, notamment à travers les déséquilibres des fondamentaux de la CNSS et les récentes difficultés de la CIMR. Mais à la différence des pays développés, les acteurs censés contribuer à la réussite de la réforme sont défaillants.
A l’exception du gouvernement qui mène la danse et des médias qui tentent de temps en temps de l’interpeller sur certains dossiers, comme celui de la CNSS, les premiers intéressés, à savoir les affiliés, sont absents. En principe, c’est aux syndicats que revient le rôle de représenter la voix des affiliés et des salariés. Mais ces syndicats sont malheureusement trop pris par d’autres «combats» moins difficiles et, surtout, plus rentables sur le plan politique et électoral. Ce qui fait que la réforme sera passée sans qu’il y ait eu réellement débat. Et, une fois de plus, on devra se fier au gouvernement et à ceux qui ont élaboré les nouvelles réformes, en supposant que cela ne pourrait que profiter aux affiliés. Les syndicats ont encore raté une occasion pour regagner en crédibilité en jouant correctement leur rôle. Car, après tout, on ne leur demande rien de bien extraordinaire, mis à part d’être de vrais syndicats, c’est-à-dire d’être au service de leurs affiliés.