Otages en Irak : le parti Annahda veut intervenir

Enlevés depuis près de quatre mois, les deux ressortissants marocains détenus en Irak, Abdelkrim El Mohafidi et Abderrahim Boualem, ne sont pas encore libérés. Les informations à leur sujet se font rares. Une initiative pour faire avancer les négociations en vue de leur libération vient d’être prise par le parti Annahda. Ce dernier a lancé «un appel à tous les partis politiques, les syndicats et les associations pour la création d’un comité qui entamera une démarche pour la libération des Marocains détenus en Irak», explique Abderrahmane El Yazidi, membre du bureau politique du parti. L’objectif de cette initiative est aussi de briser le silence qui entoure cette affaire.

Le plan d’action en est encore à ses balbutiements. Les initiateurs de cette opération, qui se disent prêts à envoyer une délégation en Irak qui entrerait «en contact avec les forces démocratiques en Irak, jugent plus intéressant de faire mûrir l’idée en concertation avec les autres partis politiques avant de soumettre la proposition au ministère des Affaires étrangères», explique M. El Yazidi.

Disparus le 20 octobre 2005 alors qu’ils venaient de toucher leurs salaires à la représentation diplomatique marocaine d’Amman (Jordanie), Abderrahim Boualem et Abdelkarim El Mouhafidi vivaient en Irak depuis plus de vingt ans. Les menaces de mort brandies par leurs ravisseurs avaient suscité une grande mobilisation de la société civile au Maroc. Depuis, leurs ravisseurs n’ont plus communiqué publiquement à leur sujet et l’on ignore le sort qui leur est réservé

Abdelkrim El Mohafidi (à g.) et Abderrahim Boualem.