Ordre des médecins : les spécialistes mécontents

Le président du Conseil national de l’ordre des médecins, qui a remis à la profession, début septembre, la deuxième mouture du projet de loi de restructuration des instances ordinales, devra vraisemblablement revoir, encore une fois, sa copie.

Et pour cause, le Collège syndical des médecins spécialistes du secteur privé campe sur ses positions. La divergence concerne une nouvelle instance que propose le projet : Nadwat Al Majaliss, organe réunissant les membres du Conseil national ainsi que ceux des conseils régionaux. L’article 36 de la première version proposait de doter cette nouvelle instance de pouvoirs décisionnels et de prérogatives que les médecins trouvaient «trop élargies».

A l’origine, l’idée vient des médecins eux-mêmes qui avaient proposé la tenue obligatoire, une fois par an, d’une réunion des membres des conseils régionaux et du Conseil national afin de communiquer et d’informer le corps médical sur des questions importantes. Cette réunion devait toutefois émettre un avis consultatif et non contraignant.

Le Collège des spécialistes avait soumis le projet à une expertise juridique qui a conclu que les prérogatives de cette structure faisaient doublon avec les pouvoirs accordés au conseil et vide celui-ci de toute substance. Il y a quelques mois, le président a été invité à faire une deuxième proposition.

Mais cette dernière n’a rien changé au fond du problème puisqu’elle n’a fait que modifier l’appellation de l’instance objet du litige: au lieu de «Nadwat Al Majaliss», la deuxième version propose le titre de «Jamyat Al Majaliss», tout en gardant inchangées les attributions et prérogatives figurant dans la première mouture. Une réunion devrait se tenir entre les parties concernées dans les semaines à venir.