Omniprésence…

La scène politique nationale connaît plusieurs phénomènes atypiques échappant aux normes régissant
les règles du jeu de la démocratie. Le vecteur de ce fléau est l’omniprésence de certains personnages dans les consultations électorales, commençant par siéger dans les bureaux des associations de quartiers et finissant par la course aux sièges de la coupole parlementaire. (…) Ces personnages en béton ont une force inépuisable pour siéger dans plusieurs institutions. Ils opèrent dans les domaines associatif, culturel, syndical et partisan… Leur devise : être partout et nulle part. Ces falsificateurs du jeu démocratique contribuent à ternir l’image de l’action politique au sens noble du terme.
Pour éradiquer ce mal qui va à l’encontre d’une vraie démocratie, il faut soumettre ces personnages à une cure de désintoxication, de longue durée, c’est-à-dire les con-traindre à s’éjecter du champ politique pour qu’ils ne contaminent pas les autres acteurs politiques qui sont de bonne foi et baliser le terrain pour la venue d’autres bonnes intentions. Ces envahisseurs ont conquis tous les domaines s’inspirant de la tumeur cancéreuse pour atteindre le degré de métastase. Mais avant d’arriver à ce stade, les vrais démocrates devront se mobiliser en bloc pour amputer le Maroc de ces gangrènes.