Offices : le casse-tête des revendications

La dernière grève du personnel de l’ODEP, suivie d’ailleurs par celles d’autres offices, a mis le gouvernement devant une situation inextricable. Les salariés des offices, et plus généralement ceux des établissements publics, sont bel et bien des employés de l’Etat. Vu sous cet angle, et c’est leur principal cheval de bataille, le personnel des offices demande, lui aussi, à bénéficier des augmentations de salaires accordées aux fonctionnaires de l’Administration publique à la suite de l’accord du dialogue social du 30 avril 2003.
Mais ce n’est pas aussi simple que cela. En effet, selon une source à la direction des Etablissements publics de la Privatisation (DEPP), relevant du ministère des Finances, «si les salariés de ces établissements revendiquent les augmentations, ils doivent accepter, de la même manière, d’être régis par le statut de la fonction publique». Ce qu’ils n’accepteront certainement pas puisqu’il est connu que le personnel des entreprises publiques gérées de manière autonome, bénéficie, quoi qu’on en dise, de nombreux avantages auxquels les fonctionnaires, eux, n’ont pas droit. D’ailleurs, lors d’une des réunions tenues entre les représentants du personnel d’un grand office et la DEPP, cette dernière a clairement posé l’équation en ces termes.
A l’heure qu’il est, il semble que l’Etat ait accédé à la requête des salariés de l’ODEP. Quels autres offices s’engouffreront dans la brèche ? La boîte de Pandore est ouverte