Nettoyage dans les centres de visite technique

C’est au mois de mai prochain que le ministère du Transport annoncera les décisions consécutives à l’audit auquel ont été soumis les 187 centres de visite technique (CVT) que compte le pays. Une opération qui a été déclenchée en 2005 et qui rentre dans le cadre du projet de mise à niveau des CVT et de la sécurité routière de façon générale.

Le premier audit lancé en juillet de l’année dernière avait en effet révélé de graves dysfonctionnements. Ainsi, par exemple, 90 % de ces centres présentaient des défaillances en matière d’équipements requis et 61 % ne disposaient pas de locaux conformes. Un délai de mise en conformité avait été accordé à la profession et s’était achevé le 15 février 2006.

Aujourd’hui, les décisions sont prises. Aucune tolérance ne peut plus être permise. Avec le nombre d’accidents et de morts causés par des défaillances mécaniques, les CVT sont pointés du doigt.

Désormais, leurs propriétaires ont de quoi avoir des sueurs froides. Trois types de sanctions seront prises par le ministère. Ainsi, confie-t-on, les CVT qui ont manqué de se conformer au nouveau cahier des charges seront sujets à des fermetures et des arrêts d’exploitations provisoires. Des avertissements seront adressés à ceux qui présenteront des non-conformités mineures. D’autres risquent d’être déclassés et ne pourront désormais contrôler que sur certaines catégories de véhicules. Au Centre national d’essai et d’homologation (CNEH), on confie que plusieurs centres seront interdits d’intervenir sur le segment des poids lourds.