Merzouga : des inondations qui font du bien

A quelque chose malheur est bon. Les inondations qui ont frappé la région d’Errachidia en mai dernier ont certes causé d’importants dégâts matériels et quelques blessés graves mais ont permis de mettre à nu la fragilité des tissus d’habitation et d’infrastructures de la région, ainsi que l’extrême pauvreté de ses habitants.

Partant de cela, une réflexion a été menée par une commission regroupant différents départements ministériels (intérieur, habitat et urbanisme, agriculture, industrie et commerce, tourisme et emploi et formation professionnelle). Pour son travail, ce comité s’est basé sur une étude réalisée en 2005 par le ministère chargé de l’habitat et de l’urbanisme se rapportant aux «Centre ruraux émergents». Un travail qui avait dégagé quelque 46 centres ruraux qui font preuve d’une dynamique endogène, qui conduirait «à son urbanisation de façon plus ou moins spontanée, et qui disposerait à cet égard d’atouts appropriés». Merzouga en faisait partie et, naturellement, les efforts ont porté dans ce sens. «Notre objectif est d’accompagner l’urbanisation de ce centre rural et lui permettre de se transformer en petite ville en se dotant des infrastructures nécessaires à son développement économique et social», souligne une source du ministère de l’habitat. Il s’agit en premier d’ouvrir 100 ha à l’urbanisation. Un programme de construction de nouvelles routes, «notamment vers les dunes de Merzouga», des unités hôtelières et touristiques et même un centre de formation des mâalems, en partenariat avec l’OFPPT, sont prévus. Un logement modèle respectant la particularité architecturale de la région sera de mise.