Mauvais points pour le Maroc

rapport du département d’etat sur les droits de l’homme

Les rapports annuels sur la situation des droits de l’homme publiés par le département d’Etat américain, et qui révèlent généralement «l’humeur» de l’administration du pays de l’Oncle Sam se suivent et, ces derniers temps, se ressemblent.
Le dernier rapport, en date du 28 février 2005, n’a pas failli à la tradition. Il n’est pas très tendre avec le Maroc puisqu’il dénonce l’aggravation des répressions contre les islamistes suite aux attentats de Casablanca du 16 mai 2003 et met à l’index les dysfonctionnements enregistrés sur le plan social, comme le travail des mineurs et les discriminations contre les femmes. La justice est également clouée au pilori ainsi que les conditions de détention des prisonniers. Il est à rappeler que, durant l’année 2004, plusieurs prisons ont, en effet, connu des mouvements de protestation et des incidents pour dénoncer la détérioration de la situation des détenus.
Concernant le processus démocratique, le rapport signale que le premier ministre n’émane pas des partis qui ont remporté les élections de 2002, même si celles-ci ont été jugées libres et transparentes par le département d’Etat. Pour ce qui est de la presse, même si le rapport estime que des avancées ont été enregistrées, il n’en demeure pas moins que l’autocensure est évoquée comme étant largement et régulièrement pratiquée par les médias.
En conclusion ? Des vérités peut-être, mais également des interprétations à l’emporte-pièce et du réchauffé. Si la presse pratique l’autocensure, ce n’est pas la faute à l’Etat et la nomination du premier ministre date quand même de plus de deux ans.
Un bémol cependant à ce réquisitoire. Le Maroc reste le pays du Maghreb le mieux loti dans le domaine des droits de l’homme, devançant l’Algérie et la Tunisie