Maroc utile et Maroc inutile

Pourquoi ne parlez-vous jamais des associations et des personnes qui font réellement du bon travail sur le terrain ? Votre lectorat est certes composé d’une population homogène de décideurs, chefs d’entreprises, cadres moyens et supérieurs, mais cela n’exclut guère la possibilité de parler de ce que font les petites associations dans des régions en dehors de votre axe préféré Casablanca-Rabat. Les acteurs du développement au quotidien ne sont pas sur cet axe mais dans le Maroc profond là où les populations ont le plus besoin d’aide.
Or ces soldats de l’ombre, à défaut d’une rémunération matérielle à la hauteur de l’œuvre qu’ils accomplissent, ont au moins droit à la reconnaissance morale et à l’encouragement. Malheureusement, quand il s’agit de médiatisation, ce sont toujours les mêmes qu’on retrouve. Il y a un adage qui dit : «Ce sont les tonneaux vides qui résonnent et non les tonneaux pleins».