Lydec confie ses retraites au RCAR

Le Régime collectif des régimes de retraite (RCAR), filiale de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), commence bien l’année 2004. Gérant déjà la moitié des retraites du pays, il s’occupera sous peu de celles des employés de Lydec. Des sources au RCAR ont révélé à La Vie éco que le dossier des retraites de Lydec est presque finalisé. L’annonce officielle du transfert de la Caisse commune des retraites (CCR) devrait intervenir dans les jours à venir.
Le dénouement final du dossier a été rendu possible à la suite de la réunion qui s’est déroulée mercredi 24 décembre à Rabat entre Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG, et des membres de la direction générale de Lydec. Auprès de cette dernière, les responsables, contactés par La Vie éco, se contentent de rappeler que le conseil de la ville avait donné son accord de principe à ce transfert lors de la réunion tenue au lendemain de l’élection du nouveau maire, Mohamed Sajid.

Une opération de type emprunt obligataire pour lever les fonds nécessaires
Du côté du RCAR, un haut responsable au fait du dossier confirme que «la réunion a bel et bien eu lieu» et précise que «des petits détails devront encore être réglés dans les jours qui viennent avant d’annoncer officiellement la transaction».
Parmi ces «détails», il y a celui du financement. Selon les informations en notre possession, pour céder la gestion de la CCR à la filiale de la CDG, Lydec devra payer un ticket d’entrée d’environ 2,5 milliards de DH. Mais où peut-elle trouver une somme pareille ? La réponse est donnée tout simplement dans le dernier rapport d’activité de Lydec où l’on peut lire que le conseil d’administration et l’assemblée générale ont donné plein pouvoir à la direction générale pour lancer, courant 2004, une opération du type emprunt obligataire pour lever les fonds nécessaires.
Mais alors une autre question, tout aussi importante, reste posée : qui remboursera in fine l’emprunt levé sur la place ? Il ne faut pas oublier que Lydec va en fait payer les arriérés de l’ex-Rad qu’elle n’était pas censée, ni prête d’ailleurs, à prendre en charge. Il faudra bien répercuter ce coût…