L’USFP hiberne en été

Nul n’est prophète en son pays, surtout quand on s’appelle Mohamed El Yazghi. Membre de la délégation USFP qui a participé aux travaux du XXIIIe congrès de l’Internationale socialiste tenu à Athènes du 30 juin au 2 juillet, l’ex-premier secrétaire du parti de la rose y a été élu président d’honneur aux côtés, entre autres, de l’ancien Président du Portugal Mário Soares et de l’ancien Premier ministre français Pierre Mauroy.

Jusque-là, il figurait parmi les vice-présidents de la structure avec une vingtaine d’autres leaders socialistes dont Tony Blair, François Hollande et José Luis Rodriguez Zapatero.

Au pays, toutefois, les perspectives semblent nettement moins roses. Après un congrès pour le moins torride du 13 au 15 juin dernier, l’USFP tourne aujourd’hui au ralenti : à l’exception d’une seule rencontre la semaine dernière, où à peine la moitié des membres a daigné se montrer pour expédier les affaires courantes, le bureau politique du parti peine à se réunir.

Mauvaise ambiance ou diktat des vacances ? Si l’exécutif du parti prévoit quand même de se faire violence en se réunissant vendredi 11 juillet, les préparatifs de la suite du congrès ne devraient reprendre, au mieux, qu’à la fin août, après les vacances… à moins que ce ne soit un mois après, en raison du Ramadan.