Loi sur Al Omrane : la touche des conseillers

Les porteurs du projet de création du holding d’aménagement Al Omrane peuvent finalement respirer. Les conseillers ont fini par donner leur feu vert et accepté que les sept Erac intègrent le holding. Le projet de loi n° 27.03, relatif à la transformation de ces établissements, a été adopté il y a quelques jours par la Chambre des conseillers avant d’être déposé à la Chambre des représentants pour validation.

Les conseillers ont tenu à apporter leur touche à ce texte. C’est ainsi, par exemple, que la dimension régionale des nouveaux établissements qui remplaceront les Erac a été mise en évidence. Si la dénomination Al Omrane est maintenue pour ces nouvelles sociétés, qui constitueront les filiales régionales du holding d’aménagement créé en juillet 2004 à l’issue de la fusion de l’ANHI, de la SNEC et d’Attacharouk, le terme «Al Jihawi» (régional en arabe) sera introduit. Les amendements des conseillers ont également touché les attributions des nouvelles entités, allant jusqu’à les élargir. Dans une logique économique normale, les modifications introduites permettront aux nouvelles entités de nouer des partenariats avec des opérateurs privés, ce que les Erac ne peuvent pas faire actuellement.

Les membres de la deuxième Chambre ont également amendé les articles 7 et 8 de ce texte traitant du statut du personnel des actuels établissements. Le personnel en fonction dans les Erac à la date de leur dissolution sera automatiquement transféré vers les nouvelles filiales d’Al Omrane. Dans l’article 8, une mention a été rajoutée se rapportant au régime de retraite.

Pour Al Omrane, il ne s’agit là que de la première partie de l’opération. Une fois le texte validé par la première Chambre, ce sera au tour des négociations avec les syndicats, notamment pour l’unification des régimes de retraite.