LOA : silence radio !

les parties campent sur leurs positions

Le dossier de la TVA sur la LOA ne bouge plus. Depuis la dernière réunion tenue le 7 février, il y a 15 jours, les représentants de l’Association prefessionnelle des sociétés de financement (APSF) et ceux du ministère des finances et de la direction des Impôts ne se sont plus revus. Un statu quo qui inquiète, d’autant plus que la mensualité de février ne tardera pas à  tomber. En attendant, les parties, interrogées par La Vie éco, se rejettent la balle. Les sociétés de financement, pour leur part, affirment qu’elles attendent d’être convoquées par le ministère pour lui exposer leurs premières pistes. Autant dire que ces pistes ne risquent pas d’apporter du nouveau. Au terme de quelques réunions de concertation et de travaux de simulation, les responsables des sociétés sont catégoriques : seules deux solutions sont envisageables : prolonger les durées des crédits pour baisser les mensualités ou un amendement de la Loi de finances pour surseoir à  la rétroactivité. Le ministère des finances, lui, exclut la possibilité d’introduire un tel amendement. Que faire alors ? Au ministère, on reconnaà®t que «le dossier est très difficile», tout en gardant l’espoir de trouver une solution dans les jours qui viennent. Une solution qui, vraisemblablement, passera par une baisse des taux appliqués à  la clientèle et donc des marges. Pour ce faire, il faudra convaincre les actionnaires et les conseils d’administration des sociétés de financement de faire un petit effort puisque les gestionnaires, eux, refusent. Mais accepteront-ils de rogner sur leurs dividendes ? Pas sûr !