Licences TV : en attendant des jours meilleursÂ…

Les porteurs de nouveaux projets de chaînes de télévision auront été déçus. Les sages du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) ont préféré temporiser en n’accordant aucune des deux licences aux quatre opérateurs en course, sans compter la requête de Medi 1 Sat. Pour le CSCA, l’admission d’un nouvel entrant serait synonyme de risque important de déséquilibre pour le secteur, pouvant compromettre la viabilité des opérateurs déjà installés sur le marché. En clair, pas assez de pub pour tous.
En réalité, entre le lancement de l’appel d’offres, la remise des dossiers et l’annonce des résultats, plusieurs facteurs sont venus perturber le processus. Entre autres, la recapitalisation de Medi 1 Sat, financée en partie par les deniers publics, la conjoncture économique qui ne manquera pas de rejaillir sur les assises financières des porteurs de projets et la baisse drastique de recettes publicitaires pour les télés, depuis le début de l’année. En janvier 2009, par exemple, 2M a accusé un effondrement de son chiffre d’affaires publicitaire. Avec le changement du tour de table de La 3, non prévu dans le dossier initialement déposé, la réflexion en cours sur la disparition de la publicité des chaînes publiques et celle concernant la privatisation de 2M, c’est toute la configuration future du paysage audiovisuel qu’il faudra redéfinir. Conclusion, un processus d’octroi de licences suspendu.