L’Etat doit encore 900 MDH au CIH

Après les Erac, et prochainement le COS-ONE, le CIH s’apprête à s’attaquer à un gros morceau de ses créances en souffrance, détenues sur des entités étatiques. En effet, des sources à la banque ont révélé à La Vie éco qu’en dehors des Erac, qui devraient finaliser, à la fin de ce mois de décembre, le paiement de la dernière tranche des 800 MDH qu’ils doivent à la banque, les créances sur les autres organismes publics sont estimées, aujourd’hui, à près de 1,6 milliard de DH, dont 700 millions au titre de la créance du COS-ONE (voir également notre article en p. 20). Le reliquat, soit 900 millions de DH environ, concerne des crédits qui avaient été accordés à des établissements publics et même des administrations, notamment les communes.
Un haut responsable de la banque indique que «les négociations avec le gouvernement sont en cours et que des solutions seront trouvées incessamment». La direction du CIH n’a apparemment pas l’intention de renoncer à son dû, mais se dit prête à faire quelques petites concessions, l’important étant de récupérer les fonds tout en évitant, autant que faire se peut, de recourir à la justice. D’autant plus que, en remboursant ses dettes, l’Etat donnera le bon exemple aux gros débiteurs privés de la banque. Public ou privé, le CIH est décidé à aller jusqu’au bout et à utiliser la manière forte s’il le faut. Selon des sources internes à la banque, le nouveau président, Khalid Alioua, est catégorique sur la question. Sa nouvelle devise : «plus de cadeaux!». L’Etat de droit en somme.