L’Etat accepte les observateurs indépendants

Les observateurs non partisans, grands oubliés du Code électoral, sortiront-ils bientôt du no man’s land juridique ? A la suite d’une rencontre avec le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), le 13 juillet dernier, le collectif associatif pour l’observation des élections s’est vu assurer que les autorités marocaines sont bien à la recherche d’une formule pour légaliser l’observation non partisane, laquelle devrait être déclinée dans les jours à venir.

En attendant, le CCDH, qui lui-même prévoit de dépêcher une centaine d’observateurs sur le terrain, s’est engagé à faciliter le travail du collectif, les deux structures prévoyant même la mise en place d’une cellule de suivi pour décliner les modalités de l’observation, intervenir en cas de problème et réfléchir à une collaboration conjointe.

Relancé en janvier dernier pour reconduire l’expérience d’observation des élections menée à l’occasion des législatives du 27 septembre 2002, le collectif projette de mobiliser 3 000 observateurs cette année dans les 95 circonscriptions du Royaume, dont un tiers a déjà pu bénéficier de 47 sessions de formation. Dans le cadre de cette mission, l’association dispose du soutien de plus de 300 autres ONG à travers le pays, ainsi que celui d’un collectif d’associations de MRE qui projette d’observer le déroulement du processus d’inscription de nos compatriotes à l’étranger au niveau des consulats.