Les quotas de poulpe enfin fixés

Nous l’annoncions dans notre précédent numéro : le plan d’aménagement de la pêche au poulpe a été finalisé. Lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi 24 mars au siège de la primature, les pouvoirs publics et les professionnels y ont apporté les dernières retouches. «Bien entendu, le plan ne répond pas à toutes nos attentes, mais cela vaut mieux que l’anarchie qui régnait avant», commente le patron d’un grand armement céphalopodier. En effet, les professionnels de la pêche hauturière ont dû faire des concessions dont la plus importante concerne les quantités pêchées. Ainsi, dans le plan définitif, il a été décidé d’un commun accord d’instaurer des quotas de poulpe pour chaque segment. La pêche côtière et l’artisanale ont obtenu respectivement 11% et 26% des quantités pêchées contre 63% pour la hauturière. Si, a priori, cette dernière a hérité de la part du lion, un professionnel explique qu’«en réalité, cela revient à un quota de 107 tonnes par chalutier alors que la moyenne dans les années normales s’élevait à 160 tonnes environ». Cela dit, il faudra attendre que l’INRH finalise les études en mer pour savoir quelles seront les quantités exactes qui pourront être pêchées.
Concession contre concession, les pouvoirs publics se sont engagés à plus de fermeté vis-à-vis des barques qui pêchent de manière illégale dans le Sud. L’on se demande, toutefois, si cela est réalisable connaissant le nombre important de ces embarcations qui frôle aujourd’hui les 10 000