Les professionnels du travail temporaire appelés à  la rescousse

«Aidez-nous et on vous aidera ». C’est un peu le message qu’a transmis le premier ministre aux professionnels du travail temporaire et de l’intermédiation. En contrepartie, il leur a promis que leurs requêtes concernant les aménagements réglementaires, notamment au niveau du Code du travail, et qui n’ont pas encore eu de suite, seront entendues. Les professionnels, pour leur part, devront apporter leur aide à la conception de solutions pratiques pour résorber le chômage des jeunes diplômés notamment dans la perspective des assises de l’emploi prévues pour septembre prochain.
Entre autres questions à laquelle les professionnels devront répondre : comment reconvertir de jeunes diplômés pour leur permettre de s’insérer plus facilement dans la vie active ? réponse: par la formation. Les professionnels, plus proches du terrain que le gouvernement, n’y voient pas d’inconvénient. Sauf qu’il reste un problème à résoudre : comment articuler leur action avec celle de l’autre organe, gouvernemental celui-là, qu’est l’Anapec. Car, jusque-là, l’une des aberrations était que l’Anapec et les intermédiaires privés travaillaient chacun de son côté sans coordination aucune sous prétexte que l’Anapec est un établissement public. Sur cette question, le premier ministre a été très clair : les sociétés privées travailleront en tant que prestataires de services et l’Anapec sera un client comme les autres. Elles seront même payées pour. Cela se fait dans tous les pays, pourquoi pas au Maroc ?