Les privat’ échappent définitivement au Budget

Il y a bien longtemps que les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI), recommandaient au Maroc de ne pas intégrer les recettes provenant des privatisations, dites recettes exceptionnelles, dans le calcul du solde budgétaire. Ces dernières, en effet, induisent une lecture trompeuse de l’économie en occultant la propension des recettes normales (fiscales notamment) à couvrir les charges de l’Etat. Mais surtout, elles se fondaient dans les dépenses de fonctionnement. Un premier pas a certes été franchi lors de la création du Fonds Hassan II, en 1999, auxquels a été affectée la moitié des recettes provenant des opérations de privatisation. Un second pas sera franchi avec la Loi de finances 2011 qui consacre la création d’un compte d’affectation spécial qui prendra le nom de «Fonds national de soutien des investissements».
Un doublon avec le Fonds Hassan II ? Non, puisque la mission principale de ce dernier est orientée vers la prise de participations dans les grands projets d’infrastructure, alors que le nouveau fonds sera dédié à l’investissement privé en contribuant sous forme d’apport en capital dans des projets relevant de secteurs à forte valeur ajoutée ainsi que dans des projets contribuant au transfert de technologie et au soutien de l’emploi, des exportations et du développement régional.