Les minotiers tirent la sonnette d’alarme

«Un tissu hétérogène, une pérennité menacée à terme». C’est ainsi que sont qualifiées les minoteries marocaines dans une étude stratégique sur le secteur meunier, restituée mercredi 15 avril. Ces moulins, classés en quatre types de familles (les leaders, les traditionnels, les façonniers et les dépendants), opèrent dans un environnement marqué par une «libéralisation hésitante et un cadre juridique archaïque». Il en résulte, entre autres, que la survie financière de nombre de ces unités n’a été possible que par «l’absence d’un renouvellement des équipements» et le maintien du système des quotas. Cette étude servira de matrice pour le contrat-programme qui sera conclu entre le secteur et les pouvoirs publics.