Les femmes médecins attendent…

Le verdict du tribunal administratif dans 10 jours.

Le bras de fer opposant le ministère de la santé aux femmes médecins spécialistes n’est toujours pas terminé. Sur les 140 qui, en août 2008, avaient refusé leurs affectations, 40 ont finalement accepté de rejoindre leurs postes. Pour la centaine qui reste, la situation reste compliquée. Les parties campant chacune sur leurs positions, les médecins réfractaires ont décidé de porter l’affaire devant le tribunal administratif pour contester ces affectations. Selon le collectif représentant les intéressés, cinq dossiers sont actuellement bien avancés et les premiers verdicts tomberont dans les dix prochains jours. Pour autant les portes du dialogue ne sont pas fermées même si, depuis août 2008, les médecins affirment qu’il n’y a pas eu beaucoup de rencontres avec le ministère de tutelle.
Et pour dialoguer, il faut faire des propositions constructives et surtout des concessions. A ce titre, le collectif suggère, à court terme, un retour à l’ancien système, notamment l’affectation dans un rayon de 100 km. Pour le moyen terme, il propose de fixer le lieu d’affectation dès que le médecin passe le concours. Ce qui permettra à l’intéressé de prendre la décision lui convenant. Les femmes médecins suggèrent par ailleurs une régionalisation de la formation qui sous-entend que le lauréat sera affecté dans la région où il a été formé. Les plus radicales, elles, envisagent tout simplement de démissionner. Mais pour cela, elles devront, comme l’exige le ministère, rembourser à l’Etat le coût de leur formation y compris les salaires qu’ils percevaient pendant leurs études de spécialité. Le collectif qui les représente dit qu’elles sont disposées à le faire. Du côté du ministère de la santé, aucun commentaire n’a malheureusement pu être recueilli sur la question, les responsables étant restés injoignables jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse,  mercredi 10 juin.