Les banques prêtent 1,2 milliard de DH à  la Samir

Un surcoût d’investissement de 1,7 milliard de DH

Les effets de la conjoncture internationale se font sentir même sur le raffineur national dont le programme d’investissement (projet Upgrade) entamé depuis 2006 et qui lui permettra notamment de produire plus de carburant aux nouvelles normes, affiche un surcoût. Les raisons ? L’augmentation du coût de la matière première, des équipements, de l’énergie ainsi qu’une forte appréciation de l’euro face au dollar et au dirham. Au lieu des 7,3 milliards de DH initialement prévus, le programme devrait absorber un investissement supérieur à 9 milliards de DH, soit un écart de 1,7 milliard.
La Samir qui se prépare à commencer sa production du gasoil 50 ppm dès fin février est actuellement en phase finale de négociation avec le consortium bancaire mené par la BCP, et qui comprend 5 établissements de la place, pour un financement supplémentaire de 1,2 milliard de DH. Et le complément ? Il a déjà été fourni par l’emprunt obligataire de 800 MDH (à 5,9% sur 7 ans), lancé fin 2008, par le raffineur et qu’il a bouclé avec succès.  Avec cet emprunt, qui dépasse légèrement ses besoins, l’endettement total (bancaire+obligataire) consenti à ce projet, sera in fine de 5,5 milliards de DH pour un apport en fonds propre ramené de 3,9 à 3,6 milliards de DH en vue de permettre à l’entreprise de disposer d’une trésorerie supplémentaire, utile pour la constitution de stocks de carburant aux nouvelles normes. Pas de quoi peser, toutefois, sur la structure financière du raffineur qui reste solide.