Les aviculteurs voient rouge

La psychose s’empare du marché de la volaille. Les prix à la ferme sont en chute libre. Pour les aviculteurs, la situation vire à la catastrophe. De nombreux éleveurs interrogés par La Vie éco soulignent que la demande a chuté de 30 à 50% et le poulet se négocie entre 6 et 7 DH à la ferme. Idem pour les œufs qui s’échangent à 0,40 DH contre 0,55-0,60DH auparavant. Les dernières découvertes d’oiseaux morts aux alentours de Meknès, Ifrane et Khémisset ont ravivé les inquiétudes. Cependant, les pouvoirs publics sont formels : il n’y a aucun cas de grippe aviaire dans le pays. D’ailleurs, souligne-t-on à la primature, il serait impossible de le cacher si c’était le cas. On annonce avec certitude que la mort des oiseaux est due à un surdosage des pesticides répandus dans les champs. Néanmoins, le seuil de vigilance est monté d’un cran.