L’endettement des ménages à  la loupe

Lancée en novembre 2005 par l’APSF (Association professionnelle des sociétés de financement) et Bank Al Maghrib, l’étude qui devait fixer les opérateurs sur le degré d’endettement des ménages mais aussi leur servir de base de données pour figer les catégories socio-professionnelles de leur clientèle, leurs lieux de résidence et leurs niveaux de revenus tarde à voir le jour. L’étude bute aujourd’hui sur une question de méthodologie. Le premier élément est la représentativité des sociétés de crédit à la consommation qui ont pris part à l’étude au départ, sachant que le marché en compte actuellement 18.

Les premiers résultats, obtenus à mi-parcours, étaient quelque peu étonnants. Ainsi, par exemple, l’étude, dans sa première version, a conclu que 80 % du portefeuille clientèle est composé de fonctionnaires. Ce qui, évidemment, ne pouvait en aucun cas refléter la réalité. Les instances de l’APSF durent alors tout remettre à plat. Un comité de travail présidé par Aziz Cherkaoui de Salafin a été mis sur pied et comprend aussi les représentants d’Eqdom, de Wafasalaf et de Salaf Achaâbi. Objectif principal qui lui est assigné : homogénéiser pour toute la profession la définition des catégories sociales et des produits proposés par les sociétés de financement.

L’APSF devra aussi par la suite se pencher sur un aspect encore plus compliqué, celui des systèmes d’informations des opérateurs qui sont aujourd’hui loin de répondre à ce souci d’homogénéité. Et si tout se passe comme prévu, les résultats de cette étude, avancée à hauteur de 50 %, affirme-t-on, devraient tomber avant fin 2006, sachant qu’ils étaient initialement attendus pour ce mois de juin.