Le wali et le maire de Rabat en bisbille

la nouvelle ville d’akreuch divise les responsables

Hassan Amrani, wali de Rabat, réussira-t-il à  faire aboutir le projet de nouvelle ville ?

O๠peut-on encore imaginer de nouveaux quartiers résidentiels à  Rabat qui se trouve atteinte par la flambée des prix? Le foncier de la ville est pratiquement épuisé et il faut parcourir un peu plus de dix kilomètres en dehors de celle-ci pour trouver une assiette foncière digne de ce nom.

Ce n’est pas l’avis de l’arrondissement de Souissi qui vient de sortir un joker qui s’appelle le plateau d’Akreuch, au bord du Bouregreg. Un plateau qui s’étend sur une superficie de 1 050 hectares. «Un terrain vague jamais viabilisé et qui peut accueillir une nouvelle ville de plus de 200 000 habitants», explique un responsable de l’arrondissement. Le projet est aujourd’hui pris en main par la wilaya de Rabat. Un groupe d’architectes a été sélectionné et les premiers plans ont même été présentés, mardi 31 octobre, à  un parterre de banquiers, de développeurs-aménageurs nationaux et étrangers et d’architectes, en plus de l’Agence urbaine de la ville et des propriétaires terriens. C’est sur ce point que le conseil de la ville a rué dans les brancards. Selon son président, Omar Bahraoui, aucune communication ni présentation du projet ne peut être faite tant que «l’enquête publique» ouverte le 3 novembre n’aura pas abouti. De quoi s’agit-il ? L’enquête publique est une procédure légale qui permet à  tout propriétaire terrien concerné par ce projet, ou tout simplement à  tout R’bati soucieux de l’avenir de sa ville, de communiquer par écrit ses remarques par rapport au projet au conseil de la ville.

Dans tous les cas, la réalisation de ce projet promet plusieurs rebondissements. Des divergences importantes opposent déjà  la wilaya de Rabat et l’arrondissement de Souissi au président du conseil de la ville. Ce dernier se trouve en même temps propriétaire de «5 hectares», selon ses dires. Parmi les autres propriétaires sur place, on citera, entre autres, la famille Chaâbi avec quelque 40 hectares.