Le Transport et l’Equipement fusionnent

Partie délicate pour karim Ghellab.

C’est fait ! La fusion des ministères du transport et de l’équipement est effective. Le décret d’application définissant l’organigramme et fixant les attributions du nouveau département vient de paraître au Bulletin officiel.

Comme on peut l’imaginer, le nouvel ensemble est imposant, avec 13 directions centrales, une inspection générale et un conseil général de l’équipement et du transport. Si, pour le ministre, Karim Ghellab, rien ne change au quotidien – il assure la double responsabilité depuis novembre 2002 -, la fusion est un événement pour les fonctionnaires des deux départements.

M. Ghellab a d’ailleurs prévu de rencontrer l’encadrement des deux ministères pour arrondir les angles. Il faut savoir qu’en terme de poids, le département du transport est, depuis quelques années, un des ministères les plus importants, puisqu’il gère transport de marchandises et de voyageurs, corporations diverses (taxis, bus, camions…), avec des entreprises sous sa tutelle, comme l’ONCF ou la RAM. A l’opposé, et depuis que l’eau est passé dans le giron de l’Energie et les mines, le ministère de l’équipement s’est retrouvé avec essentiellement quelques grosses directions comme celles des routes et des ports.

Si la fusion des deux entités permet également d’éviter les doublons pour des postes de hautes responsabilités, elle ne devrait pas se faire sans frictions. Une certaine animosité existe en effet entre les cadres du Transport et ceux de l’Equipement. Les premiers accusent leurs homologues d’arrogance et expriment un certain ressentiment envers ce département d’ingénieurs. Les cadres de l’équipement, quant à eux, considèrent qu’on les a injustement privés d’une partie de leur territoire. C’était en 1977, l’année où le transport et l’équipement étaient devenus deux ministères distincts.